Présentation de Réda, écoutant et co-fondateur de SeConfier

reda seconfier

Décembre 1985 : naissance de Réda à Rabat après 48h de travail. (il parait que ça fait mal)

 

J’ai commencé ma scolarité au sein du système éducatif public marocain. Mais je n’y suis pas resté longtemps. Pour ma mère, et toutes les autres mères d’ailleurs, l’unique ascenseur social passait par le système éducatif français. Et pour l’intégrer, un seul moyen : le concours. Je passai donc mon premier concours à seulement 6 ans.

 

Après un an d’huile de coude, de persévérance et de mauvaises expériences, je réussis à intégrer le primaire français et à entrer en classe de CE1.

C’est à cette période que j’ai commencé à bégayer.

 

Principe du moindre effort

 

S’ensuit une scolarité sans trop de vagues : excellente en primaire, bonne au collège, nulle au début du lycée et excellente à la fin. Pas très logique tout ça… Et pourtant… C’est ce qu’on appelle le principe du moindre effort (ne faire les choses que quand cela nous intéresse vraiment). Concrètement, il fallait 10/20 pour passer, j’avais 10,1 (petite sécurité quand même).

La seule constante était ma passion pour les maths transmise par un prof psychopathe, misogyne et excentrique.

Comme en substance, les études ne m’intéressaient pas énormément, j’ai toujours eu un objectif de métier, histoire de justifier ce que j’étais en train de faire. (Je ne pouvais pas supporter le fait de juste faire les choses parce qu’il faut les faire, parce que tout le monde les fait et qu’on l’a toujours fait comme ça… Vous voyez le délire ?)

 

Choisir un métier

 

J’ai d’abord voulu devenir chirurgien. L’aspect réparation et compréhension de la vie m’a toujours fasciné. Mais j’ai vite déchanté quand on m’a dit que les études de médecine étaient basées sur l’apprentissage par coeur.

J’ai alors changé de cap. Les ordinateurs me passionnaient depuis longtemps : premier Amstrad à 5 ans, première expérience de programmation à 6 ans (recopier 100 lignes de code que je ne comprenais bien évidemment pas pour tracer un cercle).

Tout naturellement, j’ai donc voulu être informaticien (c’était le nom du métier à l’époque). J’ai commencé à me renseigner sur les écoles en France et je suis allé voir mon père avec une short list. Je l’entends encore me dire : « 6000 euros par an ?! C’est 8 mois de mon salaire ! Tu veux pas plutôt trouver une école au Maroc ? ».

Je me suis alors tourné vers des écoles d’ingénieurs à prépa intégrée. J’ai postulé à plusieurs d’entre elles mais mon profil hétérogène (bon en maths et en physiques, nul dans les autres matières) n’a pas fait l’unanimité. Aucune école ne m’a accepté.

Heureusement, mes profs de terminale m’avaient forcé à m’inscrire en prépa.

 

L’école d’ingénieur

 

Après 3 ans de prépa (je ne pouvais pas laisser le babyfoot tout seul…), je suis rentré à l’école Centrale.

Mes trois années passées à Centrale étaient rythmées par les soirées étudiantes : guitare, cigarettes végétales et hydromel.

Pour les cours, il y avait à cette époque deux filières : la finance et le conseil. Comme j’aimais les maths, j’ai choisi la finance. En fait, je voulais juste trouver un métier stable qui me rapporte rapidement de quoi rembourser mes nombreux prêts et me permette de demander ma naturalisation, le Saint Graal pour tous les étrangers.

J’ai passé trois années à exercer le métier de trader, jusqu’à ma naturalisation.

 

Entreprenariat

 

Après avoir obtenu le saint graal, je ne pouvais plus rester dans ce milieu et je voulais avoir un véritable impact positif sur le monde. C’est à ce moment là que j’ai quitté mon travail pour me lancer en entreprenariat.

J’ai lancé une première boite, IGLOO, une app qui permettait aux parisiennes d’essayer les vêtements des boutiques de Paris chez elle. Après un conflit avec mes associés, je me suis fait révoquer 3 ans après la création de la boite.

3 mois après, j’ai créé SeConfier dans le but d’aider les gens qui passent par un moment difficile afin qu’ils puissent tchatter anonymement et gratuitement avec des bénévoles écoutants.

Aujourd’hui, grâce à SeConfier, je vis mon rêve : avoir un impact positif sur le monde.

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