[Infographie] Observatoire SOS Amitié 2017

Observatoire SOS amitié 2017

L’association SOS Amitié a publié son observatoire 2017 des souffrances psychiques, miroir des données statistiques recueillies tout au long de l’année 2016.

 

Le constat est toujours aussi alarmant

Les appels sont de plus en plus nombreux et le manque d’écoutants se fait cruellement ressentir. Surtout la nuit, là où la demande est la plus forte. D’autant que les outils de communication se sont développés depuis quelques années. Dorénavant les personnes en détresse peuvent joindre l’association par téléphone mais également par mail et par tchat (messagerie instantanée de type Skype ou Messenger).

Entre 2014 et 2016, le nombre d’écoutes a ainsi doublé par tchat et il a bondit de 75 % par mail. Ce sont principalement les moins de 25 ans qui utilisent ces nouveaux moyens de communication (95 % de leurs appels se font par tchat). Tandis que les plus de 25 ans sollicitent une écoute autant par tchat que par téléphone.

Tout cela implique bien évidemment davantage de personnels et une plus grande disponibilité des équipes. De nouveaux créneaux ont donc été ouverts et près de 200 bénévoles ont été formés.

 

Les lignes sont toujours autant saturées

Le taux d’écoute réel effectué reste donc bien en deçà de la demande. Seuls 25 % des appels par téléphone ont abouti à une écoute en 2016 et par tchat, le taux est encore plus faible : il n’est que de 10 %. Les appels manqués sont donc considérables.

L’association a par ailleurs recensé de nouveaux publics, notamment les moins de 15 ans qui ne représentaient qu’une infime partie des appelants entre 2013 et 2015 (inexistants en 2010). En 2016, cette catégorie d’âge représentait près de 20 % des écoutes, une évolution significative.

Même constat pour les seniors (+ 65 ans) dont le nombre est passé de 4,6 % en 2010 à près de 20 % en 2016. Même chose pour les 15-24 ans qui sont beaucoup plus représentés en 2016 avec quasiment 12 % des écoutes.

La tendance est inverse pour les deux catégories médianes. En 2010, les 25-44 ans représentait 50 % des écoutes. Ce chiffre n’a cessé de baisser jusqu’à atteindre seulement un quart des écoutes en 2016. Le taux est le même en 2016 pour les 45-64 ans après cependant une progression constante entre 2010 et 2015 jusqu’à représenter 50% des appels en 2015.

Tous publics confondus, les thèmes abordés avec les écoutants sont très variés. Deuil, sexualité, rupture, famille, adolescence, violence, addiction, suicide, souffrance physique, solitude, souffrance psychique… Ces deux derniers étant les plus évoqués comme cause de mal-être.

 

Le suicide est depuis toujours un thème récurrent chez les appelants

Il a représenté en 2016 pas moins de 20 % des écoutes par tchat et 2,5 % par téléphone. L’association a cependant constaté que le nombre de décès par suicide recensés par l’INSERM a baissé d’autant que le nombre d’appels reçus évoquant ce thème n’a cessé d’augmenter depuis quatre ans.

La preuve sans doute que plus on parle de ses souffrances, moins on est susceptible de passer à l’acte  et de prendre ainsi une décision bien souvent irréversible. L’existence de lieux d’écoute est donc fondamental mais les moyens manquent. En 2016, 1464 écoutants ont répondu à 663 000 appels, ce qui représente 452 appels par bénévole…

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